Un nouveau Front Populaire pour reconstruire l'espoir : une nécessité
Un séisme. Voila le mot qui était sur toutes les lèvres au soir des européennes. Si séisme il y a bien eu, l'épicentre était chez nous dans notre agglomération. L'enracinement des idées d'extrême-droite dans nos quartiers, couplé au désintérêt croissant des citoyens pour la politique témoignent d'un profond malaise.
La politique menée par le PS est un copié-collé de celle de l'UMP. Au final, toujours des reculs sociaux, les travailleurs ciblés et surtout toujours les mêmes gagnants : les puissants, les ultra-riches, les grands patrons du CAC40.
Et nous, les « petites gens », les travailleurs, les sans-emploi, les artisans, les commerçants, les petits patrons, sommes obligés de nous serrer la ceinture pour répondre aux objectifs d'austérité fixés par la finance, en nous privant de services publics, en payant davantage d'impôts, en remboursant les intérêts d'une dette qui profite à... la finance ! La boucle est bouclée !
La capitulation de Hollande et de son gouvernement face au MEDEF et la finance brouille tous les repères. Dans ce contexte, les citoyens sont dégoûtés. Ils pensent qu’il est inutile de voter pour être à chaque fois trahis ou ont une furieuse envie d’envoyer un coup de pied dans la fourmilière.
Mais en votant FN, les électeurs tombent dans le panneau d'un parti qui détourne leur colère du véritable responsable de la crise : le monde de la finance, le capitalisme. Avec l’appui des médias, le FN a réussi à améliorer son image en dissimulant ses fondamentaux fascistes derrière un discours à l'accent « social ».Marine Le Pen invente le « nationalisme social ». En son temps, Hitler inventait le « social-nationalisme » dont la contraction a donné le terme « nazisme ». Troublante similitude. Inquiétante même.
Confrontés aux responsabilités, les élus FN se retrouvent vite dépourvus. Sans vrai projet, sans libre-arbitre, uniquement dotés de consignes nationales, ils se réfugient dans la menace judiciaire à la première occasion.
Rien d'étonnant à voir 3 élus FN de Carvin démissionner après seulement un mois de mandat. Quel manque de respect pour les électeurs et la démocratie !
Nous, élus du Front de Gauche, sommes convaincus qu'un espoir ne peut venir que de la gauche de la gauche qui est la seule à avoir pour seul ennemi le monde de la finance. De plus en plus de militants issus de différents partis de gauche se détournent de leurs dirigeants pour exiger une orientation sociale, un projet de relance au bénéfice de tous.
Alors, vers un nouveau Front Populaire pour contrer la menace du désastre social sans précédent qui s’annonce ?
Le Front de Gauche s'y emploie.
Manuel TOURBEZ, conseiller municipal du groupe d'opposition de gauche « à Carvin, l'Humain d'abord »