Festival de la Résistance : l'article de Liberté Hebdo

Publié le par Pour vous, avec vous

A Carvin, la jeunesse a crié  « Résistance » ! 

 

Joli succès pour le Festival de la Résistance porté par les communistes carvinois soucieux d’établir des passerelles entre les luttes d’hier et celles d’aujourd’hui...

 

Le festival de la résistance monte en puissance ! Sa dimension musicale n’est certes pas étrangère à son succès. Cette année, pas moins de quatorze groupes étaient programmés. Calli est la chanteuse des Murmures de la Rue, l’un d’eux. Elle a aussi participé à l’organisation de cette 3e édition. Elle dit sa satisfaction d’avoir accordé la part belle « à des formations régionales. C’est aussi une façon de les aider à se faire connaître ». Des groupes affranchis des logiques commerciales, « libres et donc pas conditionnés », renchérit Djé, son musicien.  Avec à la clé souvent des textes non dépourvus de sens politique car nous « sommes bien là pour rassembler autour d’idées généreuses de partage, de solidarité et d’amour », insiste Manuel Tourbez du PCF de Carvin pour qui « la musique seule est aussi de nature à faire passer une émotion ».

 

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Fresque à la gloire du communisme

 

L’art, la chanson sont bien ici appréhendés comme des « armes pour transmettre des idées. Après les concerts, cela m’arrive souvent de discuter avec notre public des thèmes abordés », précise Calli. Jérôme ne la contredira pas. Déjà présent l’an dernier, ce graffeur a poursuivi sa fresque sur le thème de l’histoire du communisme français dans sa dimension internationaliste. Emilienne Mopty, Jean Moulin, Che Guevara...  L’objectif est bien de rassembler les figures emblématiques de la résistance « aux systèmes d’oppression politiques ou économiques » au cœur d’un même parcours initiatique pour rappeler l’actualité du combat contre « le fascisme, la xénophobie, le racisme, en France comme ailleurs dans le monde, en Palestine notamment », révèle Manuel Tourbez soucieux de promouvoir l’idée « d’une culture partagée. La culture est un bien commun. Chacun en a une part en soi, mais elle n’a de sens que si elle est partagée. C’est la condition d’une véritable démocratie. On le voit bien aujourd’hui, le Front national progresse aussi du fait d’un manque criant de culture politique chez nos concitoyens ».     

Jacques KMIECIAK

 

Avec les JC en avant-garde !

 

Co-organisatrice du Festival, la section locale du Mouvement jeunes Communistes de France a vu le jour en début d’année ! Une vingtaine de membres la compose, dont Mathieu, 22 ans. Celui-ci a justement découvert la Jeunesse communiste du Pas-de-Calais « grâce au Festival ». Idem pour Charles-Henry qui a sauté le pas de l’adhésion en lien avec la dynamique impulsée par Jean-Luc Mélenchon et le Front de Gauche, lors de la Présidentielle. « Le programme de L’humain d’abord accordait une place importante à la jeunesse. Plus qu’avant », imagine  volontiers le jeune homme de 23 ans. Les récentes campagnes électorales ont tout autant offert à Mathieu de « s’investir davantage. Je découvre ce monde plein d’humanité. Ici, je ne suis pas jugé. Je me sens respecté, c’est important. On me laisse carte blanche pour prendre des initiatives, ça ne veut pas dire que je m’autorise à faire n’importe quoi ». Du haut de ses 35 ans, Jérôme fait figure de... vétéran. Comme graffeur, il avait déjà contribué à la réussite du Festival l’an dernier. En provenance de Belgique, il s’est depuis installé à Carvin... Séduit par la dimension culturelle du programme du Front de Gauche, il a décidé de s’engager davantage dans la foulée du meeting du Bataclan de Jean-Luc Mélenchon... Pas de doute, ici la relève est assurée !                                                                                                                                                                                                                                       J K

 

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