Réaction de José Coget, conseiller municipal de notre groupe
Par José Coget, conseiller municipal « Pour vous, avec vous »
Persiste et signe !
A la suite du dernier conseil municipal, un journaliste de la presse locale a écrit que j'aurais dérapé en m'adressant au maire et en lui disant que c'était « se foutre de la gueule du monde » concernant un problème de censure qui dure depuis sept mois et pour lequel nous avons chaque fois une excuse bidon, soit du maire lui même, soit du directeur de la communication. Et bien non, ce n'est pas du dérapage verbal, ce n'est qu'une expression qualitative, brute de décoffrage, certes, mais à la mesure de l'agression et du mépris que les groupes minoritaires subissent depuis trop longtemps.
Au donneur de leçons, Philippe Kemel, maire de Carvin, concernant la qualité des élus qui devraient d'après lui « toujours garder leur sang froid » je réponds qu'il est d'autres qualités beaucoup plus importantes à mes yeux, comme l'honnêteté, la franchise et le respect de l'autre, qu'il soit adversaire politique ou simplement citoyen. Que l'expression de mon ire, mon courroux et mon emportement est justement proportionnée au vu du mépris et des sarcasmes constatés.
L'ironie et la condescendance avec lesquelles, ce même jour, a été traitée la question orale de Monsieur Fougnie, concernant un dossier qui n'est pas anodin, puisqu'il concerne le contrôle de légalité et les services de l’Etat et qui date du mois de septembre, en est un exemple supplémentaire ! Que le maire dise à un conseiller municipal qu'il ne peut pas répondre à une question sur laquelle il a été interpellé, il y a plus de six mois, parce que son Directeur Général des Services n'est pas là, et qu'il n'est pas au courant de l'aboutissement du dossier est symptomatique de l'état d'esprit « démocratique » du premier magistrat de la ville !
Récemment je dénonçais l'omnipotence et la suffisance d'un triumvirat municipal qui se gargarise de démocratie et interdit cependant l'accès aux dossiers aux élus qui ne sont pas dans la majorité !
Cela fait neuf ans que nous réclamons que la loi soit appliquée et que les groupes minoritaires disposent d'un local pour travailler ! Neuf ans !
Le pouvoir comme piédestal est propice à l'abus donc à l'injustice !
Cependant, comme il n'est pas dans mes habitudes de faire des écarts de langage, la prochaine fois j'utiliserai des grands mots, promis, m'exprimerai en vers (ou en rouge), respecterai la concordance des temps... ou pas !
Sachez, Monsieur le Maire, que je considère que la malhonnêteté, soit-elle enrobée de flegme, servie par la langue de bois, ou même niée, reste de la malhonnêteté !
Sachez enfin, que je ne regrette rien !
Persiste et signe
José Coget