prochainement : notre journal "Braderie 2010", bientôt disponible

Publié le par Manuel TOURBEZ

Bientôt la braderie de Carvin! Comme chaque année les PCF de Carvin et le Cercle du Progrès éditent leur journal de braderie. Il sera distribué dans toutes les boites aux lettres de Carvin et consultable sur ce site internet. En attendant de le découvrir, voici l'édito de ce journal.

 

L’avenir de la gauche est dans la lutte, pas la compromission.

manuelRedonnons du souffle à nos espoirs, changeons la société !

Par Manuel TOURBEZ

Secrétaire adjoint de la section PCF de Carvin

Nous voilà donc à moins de 2 ans de la présidentielle et à gauche comme à droite, tout le monde s’affaire pour se frayer un chemin. La bataille des egos bat son plein et certains se sentent pousser des ailes, pensant incarner l’homme ou la femme providentiel(le). Nicolas Sarkozy souffre d’une impopularité qui hypothèque ses chances de réélection. Néanmoins, il ne s’avoue pas vaincu. Il a été l’artisan de la casse sociale la plus conséquente depuis la seconde guerre mondiale, en lançant tous azimuts des « réformes » qui n’avaient pour but que de supprimer les systèmes de protections qui, certes, coûtent chers, mais restent les garants d’une certaine idée de la République Française et de sa fameuse devise. Du coup, moins bonne protection sociale (déremboursement de médicaments, forfaits médicaux…), allongement de la durée de cotisation pour la retraite, suppressions de postes dans l’éducation nationale, privatisations des services publics… L’objectif est d’offrir à la finance de nouveaux territoires à conquérir et faire du profit pour que les quelques puissants puissent se goinfrer alors que, « crise oblige », le peuple doit se serrer la ceinture. Mme Bettencourt, l’une des plus grandes fortunes de France, a su profiter des largesses du gouvernement en bénéficiant d’un chèque de 30 millions d’euros au titre du bouclier fiscal. Au terme de révélations rocambolesques, elle est soupçonnée de financer l’UMP. Éric Woerth, un des ministres protégés du président est éclaboussé  dans cette affaire qui montre à quel point la droite est là pour servir son camp : celui des puissants de la finance dont l’appétit de profits est sans limite.

Il fallait donc détourner l’attention sur cette affaire et sur la réforme des retraites dont Monsieur Woerth en est d’ailleurs l’artisan.

C’est alors que Nicolas Premier a eu la géniale idée de s’en prendre une nouvelle fois aux plus faibles. Les jeunes? Déjà fait... Les chômeurs ? Déjà fait… Les immigrés ? Déjà fait… Quoique… ça marche toujours, ça ! Cette fois-ci, ils s’en prendront à des marginaux : Les Roms ! Cible de choix, l’opinion va suivre, se dit le président ! Mais voilà, après avoir promis d’éradiquer du même coup la violence, l’insécurité, l’immigration à coup de mesures tout aussi spectaculaires qu’inefficaces depuis près de 10 ans (rappelons que Sarkozy était ministre de l’intérieur sous Chirac), la mayonnaise ne prend plus et les français ne sont pas dupes!  Le rideau de fumée pour cacher les scandales, les affaires et les réformes impopulaires est une manœuvre de diversion qui remet en cause les fondements mêmes de la République : « Liberté, Egalité, Fraternité ». Cette manœuvre aux relents pétainistes est condamnée par la presse internationale, l’ONU, l’Union Européenne et même le Pape !

Et la gauche dans tout ça ? Strauss-Kahn est dans les starting-blocks. Il attend son heure pour poursuivre l’œuvre de Sarkozy au cas ou celui-ci ne serait pas en mesure d’être réélu. Et on prendra les mêmes, et on recommencera ! Le changement n’est pas là.

Le vrai changement, c’est celui de l’autre gauche, celle du combat quotidien, des salariés, des retraités, des opprimés du système. Mais elle souffre d’un déficit d’image, de visibilité et surtout, du manque d’utopie à la fois claire et moderne face à la résignation ambiante. Bien sûr que le monde peut changer ! L’Histoire a démontré que cela est possible, il suffit juste de le vouloir et de convaincre.

Aujourd’hui, l’enjeu est de se rassembler autour d’un vrai projet qui permette à chacun de retrouver foi en l’avenir, en un monde meilleur qui place le développement humain, respectueux de l’environnement, et non le profit au centre des préoccupations. Ce projet est forcément anticapitaliste. C’est exactement ça, le projet communiste.

 

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