Non à la guerre en Syrie

Publié le par Johnny Clarys

Les grandes manœuvres militaires des armées occidentales ne laissent plus aucun doute : l'intervention dans la guerre civile en Syrie est imminente.

ALLEMAGNE : Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle , exclut une participation allemande à une intervention militaire en Syrie.


RUSSIE : La Russieest contre toute résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, prévoyant la possibilité d’user de la force», déclare Guennadi Gatilov, vice-ministre russe des Affaires étrangères.


GRANDE BRETAGNE :«La Grande-Bretagne ne serait pas impliquée dans une action militaire», a annoncé un porte-parole de Downing Street durant la nuit, renforçant l’hypothèse d’une action unilatérale des États-Unis.


FRANCE : François Hollande affirme vendredi que «la France veut une action proportionnée et ferme contre le régime de Damas», ajoutant que le non des Britanniques à la participation de leur pays à une telle opération ne change pas la position de Paris. Dans une interview au Monde daté de samedi, le chef de l’Etat ajoute qu’il aura ce vendredi «un échange approfondi avec Barack Obama». S’il exclut toute intervention avant le départ de Syrie des inspecteurs onusiens (samedi 31 août), il ne l’exclut pas avant que le Parlement ne se réunisse ce mercredi.



Coup d'arrêt britannique, hésitation française

C'est la raison pour laquelle aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en France de fortes oppositions se manifestent depuis quarante-huit heures : les parlementaires anglais ont imposé un retrait de David Cameron, rentré tout spécialement de vacances pour plaider en faveur d'une intervention et faisant convoquer une réunion des membres permanents du Conseil de sécurité, achevée dans la confusion. La même opposition s'est exprimée à Washington, même si personne n'y conteste le fait que l'Amérique a des alliés dans la région, la Turquie, la Jordanie, Israël, et qu'elle y a des responsabilités. En France aussi, droite et gauche sont divisées sur la manière de "punir" le chef d'État syrien. D'un même mouvement, François Bayrou, Dominique de Villepin, François Fillon, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ont recommandé la prudence, tandis que Jean-François Copé affirmait partager l'analyse et la volonté du président français. L'opinion publique, elle, consultée par sondage, est hésitante.

 

Avec les éléments à notre disposition à l'heure d'aujourd'hui, la participation des forces françaises apparait illégitime. Les Américains se donnent aujourd'hui encore moins de mal que Colin Powell et sa fiole d'anthrax à l'ONU en 2003... C'est dire le brouillard qui entoure ces prétendues preuves d'usage d'armes chimique par le régime de Bachar el-Assad. Je refuse de voir les soldats français risquer leur vie et la France s'ingérer dans une guerre civile sans preuve irréfutable présentée à la communauté internationale.Aujourd'hui la sécurité de la France n'est nullement menacée. La précipitation de Hollande à vouloir engager nos forces est donc incompréhensible. Depuis plusieurs jours les Américains mènent les préparatifs militaires, et que fait la France ? Elle court derrière les États-Unis sans analyser de manière indépendante et raisonnée la situation.L'Assemblée nationale ne doit pas attendre le 4 septembre pour se réunir en session extraordinaire. Fabius doit répondre à des questions urgentes devant la représentation nationale : où sont les preuves irréfutables ? Pourquoi allons-nous porter au pouvoir en Syrie ceux que nous avons combattus au Mali ?

Le 4 septembre, les parlementaires français sont convoqués en session extraordinaire pour débattre de la situation en Syrie, mais ils ne pourront voter sur la décision d’intervenir.

Discuter mais pas décider. Tel sera, visiblement, le cadre de la réunion, en session extraordinaire, du Parlement français, annoncée mercredi matin en Conseil des ministres par François Hollande, président de la République. En effet, pour la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, cette convocation du Parlement « ne préjuge aucunement de la décision qui sera prise par les autorités françaises, en lien avec leurs partenaires, sur une riposte appropriée à ce qui se passe en Syrie

 

Non à l'intervention armée en Syrie ! Non à la participation de la France ! Non à la guerre impérialiste

Johnny Clarys.

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