Les militants communistes de Carvin apportent soupe et réconfort aux salariés de Gonnet en grève

Publié le par Pour vous, avec vous

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En soutien aux grévistes du transporteur Gonnet, les militants PCF et JC de Carvin, ainsi que des sympathisants engagés dans les élections municipales se sont rendus sur le site de la grève avec de pleines marmites de soupe bien chaude...

 

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Les 80 salariés de Gonnet à Libercourt n'ont pas le cœur à la fête. Depuis le rachat de la société par LTD, l'activité du groupe a périclité jusqu'à l'annonce récente du processus de liquidation judiciaire signant l'arrêt définitif des activités du groupe. Les salariés se sont mis en grève le 20 janvier en décidant de bloquer le site et les marchandises. Dès ce jeudi, ils devront cependant évacuer les lieux selon le protocole de sortie de conflit moyennant un paiement des jours de grève de la part de la direction. Les salariés se retrouvent donc au chômage, sans indemnité supplémentaire...

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Les militants de la section PCF de Carvin ainsi que les jeunes de la JC, sensibles à la situation des salariés de Gonnet, ont voulu leur apporter leur soutien en se rendant à deux reprises sur le site du piquet de grève. La première rencontre a eu lieu lundi matin avec les grévistes sur place. Lors de cette rencontre, les salariés ont souhaité que nous nous fassions le relais de leur lutte. Nous leur avons donc proposé de faire état de leur combat auprès de nos adhérents et au travers de notre site internet. Nous les avons aussi invités à organiser une délégation de quelques personnes pour faire une intervention à l'occasion de notre repas dansant qui aura lieu dimanche 2 février. Mais nous n'avons pas voulu en rester là... Le soutien moral est primordial pour ses salariés qui se sont sentis rejetés par leur direction. Les conditions de travail n'ont cessé de se dégrader depuis la reprise du groupe par LTD selon eux. "La fermeture du site a été méticuleusement préparée à l'avance, ils nous ont divisés, méprisés et maintenant ils nous flanquent à la porte... On n'est que des pions, du personnel jetable pour eux. Tout ça pour le fric. Avec les règles européennes ils peuvent avoir des conducteurs de l'est pas chers et qui ne réclament pas. Après nous avoir exploités, ils exploitent les travailleurs de l'est qui vont travailler dans des conditions encore pire que les nôtres. Et l'État laisse faire..."


Ils en en ont vraiment gros sur le cœur et ça se comprend. "Moi, j'ai 56 ans, et j'ai encore des enfants à ma charge. Je ne sais pas si je retrouverai du travail à mon âge. C'est l'inconnu le plus total et ça fait peur, surtout dans le contexte actuel. Alors de se sentir soutenu par d'autres comme vous, ça nous fait vraiment chaud au cœur", nous dit l'un des grévistes. Alors les militants communistes que nous sommes avons décidé, pour la dernière soirée d'occupation du site, de leur amener de grandes marmites de soupe réalisée le jour même au siège de notre parti. Dès lundi, nous nous sommes organisés pour récupérer les ingrédients au secours populaire (que nous remercions chaleureusement), prévoir des volontaires pour la préparation et une équipe pour aller porter la soupe bien chaude sur le site. Nous avons été accueillis à bras ouverts par les salariés présents autour d'un grand feu de palettes en bois. Nous avons pu poursuivre la discussion autour d'un gobelet de soupe. La solidarité s'est installée entre eux, l'écoute et le réconfort sont là, le rire aussi. Le rire, que beaucoup considèrent comme un refuge pour se préserver du malheur qui leur tombe dessus.



Ce jeudi, la liquidation judiciaire sera prononcée, le site définitivement fermé et les salariés recevront leur lettre de licenciement... Le conflit a pris fin officiellement à 4h00 du matin, les grévistes ont jusqu'à 16h00 pour nettoyer le site avant de le quitter définitivement...

Victimes des méfaits de la dérive ultra libérale de notre économie voulue par la droite et par le Parti Socialiste au pouvoir, ces salariés nous rappellent qu'aujourd'hui rien ne compte plus, aux yeux des grands patrons, que le profit rapide et la rémunération des actionnaires. Nous sommes en plein dans la débat autour du coût du capital par rapport à celui du travail. L'humain ne compte plus, il n'est plus qu'une variable d'ajustement dans ce processus. nous ne pouvons pas l'accepter et appelons chacun d'entre nous, travailleurs, chômeurs, artisans, commerçants, retraités, petit patron de PME, de se rebeller contre un système économique qui les exploite et qui ne profite qu'à une poignée de privilégiés tout juste bons à amasser leurs profits. Le problème n'est pas le coût du travail, mais le coût du capital !


Nous souhaitons tous nos vœux de reconversion, d'embauche et de courage aux 80 salariés de Gonnet qui attendent à présent fébrilement leur lettre de licenciement. Résistance !

 

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