A propos du vote des sénateurs communistes

Publié le par René Ringeval

Bousculés sur leur gauche par les sénateurs communistes et républicains, quelques dirigeants et élus socialistes nous font un « caca nerveux » parce que les sénateurs communistes se sont opposés à la loi de programmation budgétaire, allant jusqu’à les accuser de collusion avec la droite qui, pour des raisons opposées aux nôtres ont aussi voté contre.

 

Pourtant ces mêmes socialistes savaient très bien que les communistes ont toujours affronté la droite et l’extrême droite et que sans l’apport des quatre millions de voix qui s’étaient portées sur le candidat du Front de gauche, François Hollande n’aurait jamais été élu.

Si les sénateurs Front de gauche ont voté contre ce projet de budget, c’est simplement parce qu’il tourne le dos aux intérêts de ceux qui ont voté pour François Hollande, créant ainsi l’austérité pour le peuple à seule fin d’aider encore plus les riches.

Contrairement au chef de file des députés socialistes qui se vante « d’appeler plus souvent le Président des grands patrons du CAC 40 que les « communistes », montrant ainsi de quel côté penche leur balance, les communistes, eux, sont aux portes des entreprises pour défendre les travailleurs.

Alors qu’ils nous critiquent, ces mêmes députés socialistes ont mélangé leurs voix avec celles de la droite pour faire adopter le traité européen qui instaure l’austérité.

Au niveau local, Philippe Kemel était même allé plus loin en menant une liste d’union avec la droite pour « chasser » le maire communiste, cela lui servant de tremplin pour assouvir ses ambitions personnelles et concourir à la députation.

Malgré ces magouilles, la majorité des communistes a voté socialiste au deuxième tour des législatives afin de barrer la route à l’extrême droite, permettant, de justesse, l’élection de ce même P. Kemel, montrant ainsi que les communistes n’ont pas de leçon à recevoir de ces gens-là.

Alors, plutôt que de polémiquer, le gouvernement actuel serait bien mieux inspiré de proposer une loi contre les licenciements boursiers et s’attaquer à la haute finance, comme s’y était engagé le candidat Hollande au Bourget avant son élection. Il verrait alors les communistes voter avec lui mais ce n’est malheureusement pas la voie que prennent le Premier Ministre et son équipe.

René RINGEVAL

 

 

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